UFC – ACCEPTER UNE SHORT-NOTICE DE 4 JOURS À L’AUTRE BOUT DU MONDE PUIS GAGNER À LA DERNIÈRE MINUTE


La victoire de Saidyokub Kakhramonov à l’UFC Fight Night de la semaine dernière relevait du miracle, et pourtant il l’a fait.

En effet, c’est lors de l’UFC Fight Night Cannonier vs. Gastelum, que Saidyokub Kakhramonov affrontait Trevin Jones en bantamweight. Ce combat d’apparence banale cache au fait une incroyable histoire.

Endetté à l’autre bout du monde, il a finalement accepté une short-notice de 4 jours et en est ressorti vainqueur. La situation de Kakhramonov avant l’appel de l’UFC était déjà assez compliquée. Dépressif et en grande difficulté financière, la vie de l’Ouzbékistanais aux États-Unis n’avait rien du rêve américain.

Il raconte : 

« Quand j’ai traversé tout cela, je me suis dit : ‘Je suis fatigué de vivre cette vie. Je vais juste partir. À ce moment-là, mon père était en Ouzbékistan et m’a dit : « Viens me rendre visite, fais quelque chose de différent’. J’étais tellement fatigué de vivre en Amérique. Rien ne se passait comme je le voulais. Je suis fauché, j’ai des dettes, et je suis retourné en Ouzbékistan. Mon père m’a acheté un billet et j’étais juste là à traîner, à l’aider, à monter à cheval, à m’occuper des moutons et tout ça. » (via MMA Fighting)

Saidyokub Kakhramonov

C’est une fois rentré auprès de sa famille qu’il a reçu un appel de l’UFC. C’était la première fois que l’organisation le contactait. Saidyokub a donc eu une offre pour faire ses débuts à l’UFC. Problème : c’était pour dans 4 jours, il n’était pas du tout prêt et se situait à 14h d’avion de Las Vegas. Malgré cela, il a accepté la proposition et a pris le premier vol pour Vegas.

« Je suis arrivé à Vegas mercredi à 19 heures. Je faisais 66 kg et je suis allé directement au lit. Je ne peux même pas m’entraîner, je suis fatigué, j’ai perdu mes bagages. J’ai dû laisser mes bagages à l’aéroport parce que je n’avais pas assez de temps pour m’enregistrer. C’est dire à quel point c’était serré. J’ai failli rater mon vol. Dix secondes, trente secondes, j’ai failli rater mon vol. »

Saidyokub Kakhramonov

Après une pesée ratée de quelques livres et toutes les péripéties qu’il a traversé, Kakhramonov l’a finalement emporté par soumission au dernier round. Malheureusement, il a dû donner 20 % de son salaire à son adversaire pour son échec lors de la pesée. Il n’était pas non plus éligible au « Fight of the Night » qui aurait pu lui rapporter 50,000$ supplémentaires.

« Quand j’ai eu l’étranglement, je me disais, ‘Je suis sur le point de gagner, je suis sur le point de gagner’. Je me suis dit : ‘Wouooow’, j’ai réussi à le passer, je l’ai endormi et je me suis dit : ‘P*tain, je n’arrive pas à croire que je viens de gagner un combat’. Maintenant que j’y pense, ça me fait rire. J’ai parié gros sur moi-même. C’est le plus gros pari que j’ai fait dans ma vie. »

Saidyokub Kakhramonov

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